14/02/2013


La procédure pour avoir le permis de travail au Brésil


Les entreprises doivent justifier le besoin de travailleurs étrangers dans le pays. Entreprise doit avoir les deux tiers d’employés brésiliens inscrits.

            Le système d'octroi des visas au Brésil se fait sur demande, cela veut dire qu’une compagnie brésilienne doit vouloir embaucher un travailleur étranger. L'entreprise doit demander auprès  du Ministério do Trabalho e Emprego (MTE) le permis de travail qui deviendra visa temporaire. 


         Selon la loi brésilienne, les brésiliens ont la priorité des offres d’emploi et, par conséquent, les entreprises doivent justifier la nécessité de l'embauche d’un professionnel étranger. Les visas de travail temporaires sont divisés en 4 catégories: 90 jours, 1 an, 2 ans en contrat de travail au Brésil et jusqu’à 3 ans sans contrat de travail au Brésil.

           «L’embauche se passe dans la mesure où l’activité ne peut être réalisée par un professionnel brésilien», explique Paulo Sérgio de Almeida, coordinateur général  de l'immigration du Ministère du Travail et président Conseil National de l’Immigration (CNIG). Pour embaucher des étrangers, l'entreprise doit avoir deux tires d’employés brésiliens.  

                 La demande d'un visa de travail peut se faire en ligne et c’est à la société de lancer le processus. Après cette étape, la compagnie doit présenter les documents par courrier de l’entreprise et de l’éventuel employé. Cette procédure cause beaucoup de problèmes, puisque les documents  de l'employé doivent être légalisés dans la représentation diplomatique brésilienne à l'étranger et traduits par un traducteur assermenté au Brésil.

                 «Le problème, c'est que la loi brésilienne date de 1980 et ces processus de légaliser les documents sont compliqués. Le mouvement d’arrivée d’étrangers a déjà commencé et l'arrivée de la loi n'a pas changé. Il y a une logique derrière, trop bureaucratique», dit Almeida.

                   Dans la documentation, l'entreprise doit justifier la nécessité de recruter l'étranger et le MTE examinera la demande. Grâce à la subvention, le MTE informe l’Itamaraty (Ministère des Affaires Etrangères) pour que le visa soit délivré au consulat brésilien  du pays où l'étranger réside. Le consul examinera si l'étranger pourra recevoir le visa.

                 Selon Almeida, le processus prend en moyenne 30 jours. Il ya 22 jours d’analyse au MTE et le reste de la période correspond aux procédures consulaires.

              René Ramos, avocat associé chez Emdoc, société de consulting dans le domaine de l'immigration au Brésil,  estime que le processus brésilien ne peut pas être considéré comme long. « Il est dans la moyenne, mais il y a encore beaucoup à améliorer. Mais, les entreprises connaissent peu la loi», dit-il.

           «La plus grande difficulté, c'est quand l'étranger n'est pas bien orienté, ne présente pas des documents complets et  n'est pas au courant des informations que le MTE doit avoir. Le délai peut dupliquer et le visa peut être refusée par manque de cohérence dans le processus», explique Marta Mitico, associée du bureau BR-Visa, entreprise qui fournit des services de consultation en immigration.

                  La loi brésilienne ne permet pas la "transformation" du visa, cela veut dire, un visa temporaire ne peut pas être changé pour un visa permanent ou un visa de touriste ne peut pas être transformé en visa de travail temporaire. Pour obtenir une nouvelle modalité de visa, l'étranger doit être titulaire d'un nouveau procès, selon la modalité désirée.

Procédure pour obtenir un visa de travail temporaire

1 - La société rempli la pré-inscription sur le site du MTE afin de commencer le processus. L'entreprise recevra un numéro de "pré-enregistrement" qui doit être  envoyé avec les autres documents au MTE.

2 – La documentation devra être envoyée par voie postale au MTE :

- Remplissage des formulaires - demande de permis de travail et le formulaire du demandeur (entreprise) et du candidat
- Documents de l'étranger: document d'identification (page du passeport qui contient les données personnelles), les documents de qualification professionnelle (diplôme de la formation et  l'expérience professionnelle) et le formulaire avec les données de l'étranger - Diplôme et documents prouvant l'expérience professionnelle doivent être légalisés dans une répartition diplomatique brésilienne à l'étranger et traduit par un traducteur assermenté au Brésil
- Les documents de la société: contrat ou des statuts, l'acte d'élection ou de la nomination d'un représentant légal, une copie de CNPJ, exonération de responsabilité dans lequel la société prend médicaux et hospitaliers de l'étranger et leurs personnes à charge, contrat de travail, guia de recolhimento da União (GRU) d'un montant de R$ 16,93, l'identification des sites où l'étranger va travailler.
Dans cette application, l'entreprise doit justifier la nécessité de l'embauche du  professionnel étranger

3 - Le MTE examine la demande de permis de travail.

4 - Lorsque la demande est acceptée, le visa de travail temporaire est délivré. Le visa doit être retiré au consulat du Brésil dans le pays où l'étranger réside.

5 - Pour récupérer le visa, l'étranger doit présenter d'autres documents tels que carte d'identité, passeport et certificat de casier judiciaire. La documentation varie selon le consulat. A ce moment là, le consul décidera si le professionnel peut recevoir le visa.

6 – Arrivant au Brésil, l'étranger doit aller à la Police Fédérale pour faire prendre la carte d'identité de l'étranger (CIE). La demande est faite par l'internet
- Documentation: Document de voyage valide (accepté en Argentine, à l'Uruguay, au Paraguay, au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Colombie), l'original et copies des pages utilisées du passeport, qui peut être certifié chez le notaire ou par un employé du DPF, visa consulaire obtenu et le formulaire original de demande du visa  ou, dans le cas de séjour obtenu au Brésil, 2 photos 3x4, le paiement des frais d’émission de la carte d’étranger  (R$ 124,23) et d'enregistrement d’étranger (R$ 64,58).

7 - Avec le protocole ICE, l'étranger peut commencer le processus d’obtention de la carte de travail. Pour faire la demande il faut se rendre au siège de la Commission régional du travail et de l'emploi (Superintendências Regionais do Trabalho e Emprego)
- Documentation: demande de protocole de la CIE, extrait de requête de données d'identification délivré Système d’Enregistrement du Registre d'Etranger  (SINCRE) et la publication du permis de travail dans le Journal officiel


                  Les étrangers peuvent venir en famille, mais selon la loi brésilienne les conjoints ne peuvent pas travailler dans le pays. A la fin de l'année dernière, cependant, le CNIG a mis en œuvre une résolution dans laquelle le conjoint peut travailler s’il a eu une offre d'emploi au Brésil.

                  Dans ce cas, l'entreprise doit démarrer le processus, mais l'étranger doit seulement présenter l’offre d'emploi, il n’est pas nécessaire de rassembler tous les documents requis. L'étranger doit retirer son visa au consulat brésilien de son pays d’origine.
Les professionnels étrangers embauchés au Brésil ont les mêmes droits des brésiliens. La rémunération peut être versée au Brésil ou encore dans le pays d'origine de l'étranger.

 Source: 
http://g1.globo.com/concursos-e-emprego/noticia/2013/02/saiba-como-funciona-concessao-de-visto-de-trabalho-para-estrangeiros.html





94,6% des visas de travail vont aux étrangers qualifiés, déclare le gouvernement 



De 2009 à 2012, 229.000 visas ont été destinés à ceux qui ont le niveau technique ou supérieur. Ministère prépare un système pour accélérer l'octroi de visas de travail.
             
             Une enquête du G1 (Globo) basée sur les statistiques du Ministère du Travail et de l'Emploi (MTE) indique que 94,6% des visas de travail pour les étrangers, émis par le gouvernement brésilien entre 2009 et 2012, étaient destinés aux professionnels ayant reçu une formation technique professionnelle, supérieur incomplet et complet, diplômée, maîtrise ou doctorat.

               242.466 permis ont été délivrés au cours des quatre dernières années, dont 229 468 aux étrangers qualifiés. En 2012, des 73.000 permis de travail délivrés, 68.000 (93,1%) ont été destinés aux travailleurs ayant un niveau de formation avancé.

        Avec la demande croissante de travailleurs qualifiés provenant de l’étranger, la Coordenação Geral de Imigração (Coordination Générale de l'Immigration) a créé un registre électronique des sociétés qui demandent des professionnels étrangers afin de réduire la quantité de documents requis pour la demande de visa. Le système enregistre la documentation de la société en format numérique, ce qui facilite une prochaine demande.

               L'objectif du Ministère avec la numérisation de la procédure de demande de permis de travail aux étrangers, avec des documents envoyés par voie électronique à la certification numérique, est d’éliminer entièrement l’envoi de documents en papier. Selon Paulo Sérgio Almeida, coordinateur général de l'immigration au Ministère du Travail et président du Conseil National de l'Immigration (CNIG), le nouveau système devrait être finalisé au cours du premier semestre et commencer à travailler en juin.

                Selon le Ministère du Travail, le nombre de visas pour les travailleurs étrangers ont augmenté de 3,54% l’année dernière. Le Gouvernement Fédéral voit avec un bon œil l'arrivée de cette main-d'œuvre qualifiée. «Ces professionnels sont hautement qualifiés et viennent au Brésil pour effectuer des fonctions dans les domaines de la gestion et de la supervision dans des entreprises qui exigent des connaissances que n’y sont pas disponibles», explique Almeida.

                «Les travailleurs qualifiés immigrants peuvent introduire dans le pays de nouvelles formes d’utilisation de machines et d'équipements, ainsi que de nouvelles formes de gestion. Comme il s'agit d’une main-d'œuvre qualifiée dans des contextes différents que celui national, elle apporte des connaissances intégrées qui peuvent conduire à des avancées technologiques», dit Rosane Silva Pinto de Mendonça, directeur de programme du Secrétariat aux Affaires Stratégiques (SAE) de la Présidence de la République.

Du Japon à São Paulo

            Avec une formation en Sciences Politiques et une Maîtrise en administration d’affaires, l’exécutif japonais Seigo Ishimaru, 45 ans, est arrivé au Brésil il y a neuf mois pour travailler dans le bureau de São Paulo de Tokio Marine Insurance.
                
                  Ishimaru a encore du mal à parler le portugais, mais s’est déjà habitué au rythme de vie de São Paulo. "Les gens sont très sympathiques et ouverts aux étrangers», dit-il.

                 Employé de la compagnie depuis 1990, l'exécutif a passé par Singapour et New York. Maintenant, il a le défi de renforcer les opérations de la société au Brésil. «J'aime les défis et de travailler dans des différents pays», dit-il.

               Il a fallu trois mois pour que l'exécutif obtienne la permission du gouvernement brésilien pour travailler dans le pays. Pour lui, la procédure n’a pas pris beaucoup de temps. Le visa est valide pour deux ans liés au contrat de travail.

L'enseignement technique et professionnel

             L'enquête basée sur les données du MTE montre également que les étrangers ayant un diplôme universitaire sont majoritaires, ils représentent 133.178 permis (54,92%), entre 2009 et 2012. En suite, on trouve les professionnels diplômés d'école secondaire ou d’une formation technique professionnelle, un montant total de 88 233 (36,38%).

             C'est le cas du mexicain Raul Ramirez, 38 ans. Avec niveau technique en informatique et en programmation, il a été embauché il y a un an et demi comme analyste de support par Lumis Tecnologia, société en plates-formes de portail, gestion de contenu et collaboration, basée à Rio de Janeiro.

         «Ils recherchaient un professionnel avec ma formation et parlant l'espagnol pour faciliter le contact avec les clients basés au Mexique et en Espagne», dit-il.

               Le présent dynamisme de l'économie brésilienne et les opportunités disponibles aux travailleurs qualifiés ont également contribué à la décision.

             Marié à une brésilienne il y a un an, Ramirez attend maintenant un visa permanent. Le mexicain considère le processus d'obtention long. "J'ai pris la liste des documents et, vu le nombre d'étapes, qui inclurent même la traduction et l'enregistrement public, la procédure devient assez compliquée», dit-il.

«Ma patrie, c’est le Brésil»

              L'Italien Mario Ponticelli, 50, arrivé au Brésil il y a trois ans pour travailler. À l'époque, il lui a fallu quatre mois pour avoir le visa. «Il a fallu un certain temps, mais ce n’a pas été pas dramatique, car nous avons besoin de fournir toute la documentation correctement."

          Ponticelli est arrivé au Brésil par le biais d'Amadeus, société de solutions technologiques pour le marché du tourisme et voyages. Formé en tourisme et économie, l'Italien avait une agence de voyages au Portugal, où il a été invité à remplir un poste vacant dans Amadeus afin d’améliorer les relations de l'entreprise avec le marché portugais.

               Ponticelli a été invité en novembre 2009, mais il a commencé à travailler seulement en mars de l'année suivante en raison des procédures d'obtention du visa.

               Maintenant, le plan de l’exécutif est de rester au Brésil. «J'ai déjà une patrie et c’est le Brésil. Je voudrais vivre à Rio de Janeiro», a déclaré l'Italien.

Partenariat

            En Août 2012, le Secrétariat des Affaires Stratégiques (SAE) de la Présidence de la République et le Brésil Investissements & Business (BRAiN) ont signé un accord de coopération pour le développement de la recherche sur les politiques d'immigration. Avec ce partenariat, ces deux organismes partageront des informations afin d’établir des projets à réduire la bureaucratie pour l'entrée de travailleurs étrangers dans le pays.

          Le résultat de ce partenariat sera une proposition visant à faciliter l'entrée des étrangers ayant reçu une formation qualifiée dans les secteurs de l'économie brésilienne dans lesquels la demande est plus forte que l'offre. «La proposition sera dirigée vers la recherche de talents à l'étranger et à ne pas s'ingérer dans les professions qui sont déjà suivies par les brésiliens. Nous voulons une politique d'immigration pour assurer la croissance et créer plus d'emplois pour les brésiliens, pas pour réduire les offres d’emploi», dit André Sacconato, le directeur de recherche de BRAiN.

            Bien que le but est de faciliter l'entrée des étrangers, Rosane renforce l'idée que les Brésiliens ont la priorité dans n'importe quelle offre d’emploi. «Les Brésiliens ont toujours la priorité dans n'importe quel emploi. Toutefois, ne pas profiter de la main-d'œuvre hautement qualifiée qui est disponible et qui veut venir au Brésil, n'est pas très intelligent», explique la directrice du SAE.



Source: 
http://g1.globo.com/concursos-e-emprego/noticia/2013/02/946-dos-vistos-de-trabalho-sao-para-estrangeiros-qualificados-diz-governo.html